STRATÉGIES POUR DÉVELOPPER LE PARTENARIAT ET LA COMPLICITÉ AVEC VOTRE CHEVAL

BONNE NOUVELLE 🤠

Nous entamons Denyse et moi une nouvelle série sur le partenariat, la complicité et la connexion avec le cheval. 

Dans la première série nous avons parlé de stratégies pour bâtir la confiance chez votre cheval.

À chaque mois, un nouvel article sur les différentes stratégies, concepts et outils pour développer le partenariat tant recherché vous sera présenté. 

Plus nous comprendrons comment le cheval pense, apprend, réagit, vit ses émotions et ses peurs plus nous serons à même de poser les gestes justes pour l’aider.

Tout part de nous! C’est à nous de faire les changements nécessaires pour aider notre cheval à développer toutes ses capacités, à prendre confiance en lui et en nous. 

Soyez au rendez-vous, vous ne le regretterez pas 🤠

Passionnément cheval 🐎❤️

Lyne xxx 

P.S.: Vous retrouverez la bio de Denyse Rousselet à la fin de l’article.

Être connecté, c’est la clé!

CONNEXION/HARMONISATION

Avant de débuter cette série sur le partenariat, la complicité et la connexion avec notre cheval, il faut s’arrêter sur le concept : être connecté”. Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça implique ?

Gabi Neurohr nous rappelle que d’être connecté ce n’est PAS DE FAIRE mais d’ÊTRE avec son cheval. On parle plus de SAVOIR ÊTRE que de SAVOIR et SAVOIR FAIRE.

  • Comment sommes-nous avec notre cheval?
  • Sommes-nous présents avec eux?
  • Sommes-nous conscients de l’effet que nous avons sur eux?

Comment développer chez notre cheval le désir et le BON VOULOIR au lieu de juste l’obéissance. Pas que l’obéissance ne soit pas nécessaire mais que cela soit dans un climat de partenariat et non de dictature. Le texte sur le leadership ira plus en détail sur ce concept.

Comment peut-on demander, en premier lieu, que notre cheval soit connecté à nous si nous ne sommes pas mentalement avec eux.

Ce cartoon que j’utilise souvent démontre très bien l’humain qui a la tête pleine de plans, de questions, d’inquiétudes de même que des listes avec une foule de choses à faire alors que le cheval est entièrement centré sur son leader. 

Cela porte à réfléchir. On n’a qu’à regarder les gens avec leurs chevaux lorsqu’ils se rendent au manège, au pré ou circulent dans l’écurie, le cheval est tout œil sur la personne alors que cette dernière est parfois distraite, concentrée sur autre chose ou tout simplement à discuter avec quelqu’un sans porter attention à son cheval.

Et là on est surpris quand on marche dans l’écurie que notre cheval fouine partout. Il est bien reconnu que les chevaux sont très perspicaces et savent nous “lire” fort bien. Les horsemen nous le disent tout le temps, si vous avez un moment d’inattention, le cheval prendra la relève très rapidement car ils sont toujours aux aguets, bien présents dans le moment et bien connectés.

Larry Stewart, instructeur Parelli 5*, premier horseman rencontré dans mon parcours, me disait que si j’avais un moment de distraction, mon cheval le savait immédiatement. Pour me taquiner il me disait que Poney pouvait mentalement passer entre le mur et la peinture tellement il avait l’esprit vif, l’œil clair et attendait ce moment pour faire ses mauvais coups 😅.

Pourtant, il est bien facile de marcher à l’épaule de son cheval lequel se synchronise à nos pas et de jeter notre regard où nous allons afin de poursuivre notre route ENSEMBLE avec intention. Le cheval suit bien poliment son leader : ce sont des “suiveux” de nature.

Où est votre attention!

Et qui d’entre nous n’est pas coupable en randonnée de discuter, s’amuser avec les copains/copines en oubliant parfois le cheval qui nous trimbale. Et que dire des téléphones, messages textes, prises de courriel et même d’écouter les nouvelles. 

– Est-ce que ça presse tant que ça? 

Sans parler de la musique : dans ce cas l’humain non seulement n’est pas avec son cheval mais en plus n’entend pas les bruits qui pourraient effrayer son cheval; pas la meilleure façon d’assumer son rôle de sentinelle et de partenaire.

Et pourtant, je le répète, on s’attend à ce que le cheval soit concentré sur nous quand nous même avons de la difficulté à se centrer sur eux. Je le comprends car comme je dis souvent à mes copines mon cheval n’a pas à se demander s’il sera à temps pour récupérer les enfants à la garderie ou ce qu’il préparera pour souper car non seulement il n’a pas à se soucier de faire à manger en plus ça lui est servi! 

Son souci principal : les prédateurs.

Imaginez créer un lien avec votre cheval où vous le connaissez et le comprenez bien, un lien spécial.

  • Que voulez-vous créer?
  • Ressentir?
  • Des moments où vous vous comprenez mutuellement et êtes en HARMONIE! Vous avez l’impression d’être qu’UN!

Quand nous sommes avec nos chevaux cela devrait être un temps quasi de méditation, de communion d’esprit. Nous devrions laisser nos soucis, notre liste de choses à faire à la maison et être ENTIÈREMENT PRÉSENTS avec notre cheval.

Nous devons apprendre à être plus avec lui, savoir ce qu’il aime, comment il se concentre sur nous.

C’est une conversation à double sens. Nous devons parfois changer nos façons de faire afin d’être plus calmes et plus à l’écoute.

Surtout, nous devons apprendre à RALENTIR, à vivre le moment présent. Le stress de notre quotidien ne devrait pas venir perturber la relation avec notre cheval. On leur doit de se centrer sur eux.

Plusieurs entraîneurs conseillent des cours de yoga afin de nous apprendre à être plus en contact avec notre corps physique, émotif et mental.

(Image credit: Getty Images)

Être présent

Prenons le temps d’observer notre cheval au paddock, de voir ce qui l’intéresse quand on est avec lui. Ne nous centrons pas uniquement sur la monte, le travail à la longe mais passons du temps à juste ‘’ÊTRE’’ avec notre cheval. Pourquoi ne pas s’asseoir dans le paddock ou tout proche et observer son cheval dans le troupeau?

Prenons le temps d’ÉCOUTER notre cheval et de savoir quand il est inquiet, qu’il hésite, qu’il est fâché, qu’il ne nous comprend pas, qu’il ne parvient pas à faire l’exercice demandé, qu’il en a assez, qu’il est saturé, qu’il a soif, que ça pique, qu’il a de la difficulté avec la séparation, qu’il est courbaturé, qu’il a besoin de bouger, etc.

Alors avant de demander à notre cheval d’être attentif à nos moindres demandes nous devons faire notre examen de conscience et améliorer nos lacunes en ce sens. Comme me l’ont rappelé les horsemen/women sur mon parcours des derniers 15 ans, le horsemanship c’est l’entraînement de l’humain”….oups…GROSSE pilule parfois difficile à avaler et digérer.

Pas qu’il n’est pas permis de se déconnecter de notre cheval; quand on revient à lui il faudrait tout simplement le lui signifier soit en le nommant, en se reconnectant avec le “toucher de la main” si au sol ou en grattant son garrot si en selle pour lui faire savoir que nous sommes avec lui.

Maintenant, pourquoi ne pas remercier notre cheval qui est attentionné? Le caresser juste parce qu’il est là, attentif et centré sur nous.

Le toucher de la main

ATTUNEMENT = HARMONISATION

Un terme bien à la mode ces dernières années est le mot anglais “ATTUNEMENT” soit harmonisation en français.

La précurseur de cette façon de faire et je dirais plutôt d’avoir apporté à notre conscience l’importance de cette façon de faire est Paulette Evans de Ribbleton Attuned Horsemanship en Australie : un programme très intéressant et surtout fort efficace.

Dernièrement, Warwick Schiller des USA a changé le nom de son programme pour Warwick Schiller Attuned Horsemanship.  Attunement = HARMONISATION. Un terme qui implique un lien étroit entre les deux entités afin de mieux se comprendre, de s’unir et de former un couple partenaire à parts entières.

Il ne faut pas oublier que notre cheval met souvent beaucoup d’effort pour répondre à nos demandes et nos attentes. Et nous, humains avons parfois l’habitude de mettre le focus sur les points négatifs, les choses à améliorer en oubliant parfois tout ce qui est bien, C’est très humain pour nous de mettre le focus sur ce qui est négatif au lieu du positif.

Alors soyons POSITIFS!

GRATTITUDE

N’oublions pas de remercier notre cheval pour des choses simples et moins simples qu’ils font pour nous et que l’on prend pour acquis tels :

  • Ne pas se déplacer quand on fait le pansage et qu’il est en liberté
  • Être respectueux de notre espace personnel
  • Demeurer dans son rectangle imaginaire pour le vétérinaire, le maréchal ou du moins en ‘’ ground tie’’
  • Bien accepter le licou et la bride en se baissant la tête pour y entrer
  • Donner ses pieds pour le curage des sabots ou la mise des bottes
  • Rester les pieds au sol quand on met des guêtres protectrices
  • Être patient au montoir
  • Être prudent et prendre soin de nous lorsque nous les montons
  • Répondre à nos demandes quand on les monte même pour des manœuvres faciles pour eux, manœuvres que l’on prend pour acquises
  • Et pourquoi pas le remercier d’être là, sans plus, d’être notre fidèle partenaire.

Plus on a tendance à remercier notre cheval, plus notre énergie sera positive donc plus on verra les bonnes choses présentes dans notre partenariat.

Remercier ce n’est pas toujours en mots mais en caressant son cheval, en étant  là sans demander quelque chose.

Paulette Evans tout comme les horsemen réputés nous le disent bien : ce n’est pas en brandissant une façon de faire dominante que nous développerons un cheval confiant et avide de plaire.

C’est d’écouter et de tenter de comprendre ce qu’il tente de nous dire par leur comportement. Son documentaire ‘’LIVING THE HORSE’’ est récipiendaire de multiples récompenses internationales. Elle parle de changer le paradigme de contrôle et de micro-gestion pour l’écoute de son cheval afin de créer chez ce dernier le désir de participer donc de répondre aux demandes de son humain.

INTÉRÊT

Harmonisation, le terme le dit bien c’est de travailler en unisson avec son cheval, d’être un avec son cheval en évitant la résistance, les conflits et la frustration de part et d’autre. Paulette dit que c’est en écoutant ce que voulaient ses chevaux qu’elle a développé sa façon de faire afin qu’ils participent avec enthousiasme avec elle en développant leur intérêt, leur goût du jeu : elle parle beaucoup de la notion de plaisir pour le cheval. Cette notion m’a beaucoup fait réfléchir.

Ma jument Indy est enjouée quand je vais ailleurs où il y a des obstacles à négocier, des défis à relever ou des vaches: ah! qu’elle les aime à un point tel qu’elle ne veut pas séparer les bébés des mères.

Chez nous, j’ai découvert que récemment qu’elle aimait jouer avec le ballon quand j’étais en selle. Pauvre Indy, ça m’a pris 8 ans à comprendre ça. Au sol, elle n’est pas du tout intéressée à jouer avec le ballon puis un jour une copine avait mon ballon dans le manège et jouait au sol alors que je montais Indy.

Et voilà qu’Indy s’est mise à porter intérêt et à jouer à déplacer le ballon. YOUPPI!  Je tente de lui offrir le plus souvent possible ce plaisir; pas évident dans un manège que je qualifie de aseptique: vide de tout objet pouvant créer la peur chez les chevaux (je n’ose pas commenter……).

Évidemment ce n’est pas ma philosophie et j’ai gagné des adeptes. Paulette parle beaucoup du jeu et ça m’a amené à convaincre les copines que des cônes, des pôles et des objets placés ici et là dans le manège donnaient un focus à leur cheval et certes les motivaient à faire des patrons car les chevaux y voient le pourquoi des mouvements demandés.

On a du plaisir à jouer.

Maintenant, il faut aussi se pencher sur ce que nous devons faire afin que notre cheval modifie sa perception par rapport à nous. A chacun(e) de trouver son cheminement personnel à l’aide de nos guides humains et équins.

COMMENT PROGRESSER DANS NOTRE HORSEMANSHIP SANS SACRIFIER LA COMPLICITÉ, LE PARTENARIAT?

Il est important pour nous d’avoir des buts puisque ça nous donne du focus. Entraîner notre cheval est certes louable toutefois ce qu’il faut se demander c’est comment atteindre nos buts sans que la relation avec notre cheval en soit affectée.

Nous devons donc avoir un plan. Comment expliquer à son cheval ce que l’on désire de sorte qu’il se sente partenaire car au fond nous sommes sur la même équipe. Nous avons des techniques à enseigner à notre cheval et lorsqu’on augmente notre répertoire, ça capture son attention et son intérêt. Il faut y aller avec parcimonie afin de ne pas le décourager mais que ça soit stimulant pour lui. Certains chevaux carburent avec le changement alors que d’autres deviennent stressés si on change trop de choses dans leur entraînement.

Comment garder la relation tout en augmentant les défis? Le lien est tissé serrée entre vous et votre cheval. Il est important de se soucier de ce que notre cheval pense, ressent. Les horsemen nous incitent à poser des questions au lieu de parler, de converser avec curiosité et sans jugement et d’accepter les réponses parfois inattendues, Leur vaste répertoire d’expression faciale, des oreilles, leur langage corporel au niveau des flancs, de la queue nous informent beaucoup de leur état d’esprit. Ils nous parlent, nous nous devons de les écouter.

Si on pense à nos sessions d’entraînement comme des conversations ça nous aide à mieux écouter et comprendre notre cheval.

La série d’articles sur le partenariat explorera différentes facettes de la relation leader/cheval afin de nous aider à développer une relation saine, plus centrée sur les besoins et les goûts de notre cheval et ceci en harmonie avec notre partenaire équin! Nous toucherons des sujets variés tels comment subtilement réclamer notre territoire, le leadership, le pouvoir de l’intention, l’art d’établir une conversation, le synchronisme, le mimétisme, le synchronise inversé, le développement de la sphère mentale de notre cheval en lui donnant des responsabilités ou en l’incitant à régler des problèmes simples, etc.

Amusez-vous et profitez des bons moments! 

Il ne faut pas oublier ce dicton fort populaire chez les entraîneurs chevronnés qui décrivent les étapes de notre cheminement dans notre parcours de horsemanship.

Nous commençons par 

  • Être inconscients de notre incompétence
  • Conscients de notre incompétence
  • Conscients de notre compétence
  • Inconscients de notre compétence car c’est un acquis qui est rendu naturel

Le texte sur le leadership nous parlera de ce concept.

N’oubliez pas que …

Le chemin est plus important que la destination! Bon voyage!

http://lynelaforme.com/shop/

Liens rapides vers les favoris des étudiants :

Denyse Rousselet, cavalière du Québec depuis 35 ans, a eu l’immense privilège depuis une douzaine d’années de voyager à la rencontre de nombreux horsemen/horsewomen fort reconnus pour leurs compétences en horsemanship tout en étant aussi réputés pour leurs performances exceptionnelles avec leurs chevaux. Plusieurs stages en France, Italie, Costa Rica, USA, Ontario et Colombie Britannique totalisant environ un an, lui ont inculqué des notions, concepts et stratégies pas fréquemment enseignés dans nos milieux équestres. Ce cheminement a amené Denyse à être reconnue par ses conférences et cliniques sur le développement d’un bon cheval de randonnée ainsi que des diverses stratégies afin de développer un cheval confiant, sécuritaire et bon partenaire.
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